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DERNIERE MISE A JOUR : VENDREDI 13 NOVEMBRE  2009

Le port du Havre, plaque tournante de la contrefaçon chinoise vers l'Afrique

LE HAVRE (AFP) - vendredi 13 novembre 2009 - 6h35 - Télévisions, lecteurs DVD, jeux vidéos, consoles, stéthoscopes, aiguilles médicales : le port du Havre, premier port français du trafic de conteneurs avec 2,5 millions de conteneurs par an, est devenu la plaque tournante française des contrefaçons chinoises vers l'Afrique.

Dans un entrepôt discret de la banlieue havraise, les douaniers stockent jour après jour, avant destruction, les millions d'articles de contrefaçon saisis chaque année. Les saisies, en provenance majoritairement de Chine, sont ainsi passées de 205.238 articles (2007) à 1.006.056 (2008) grâce au flair des 410 douaniers du port et au Sycoscan, un scanner géant qui radiographie un conteneur en quelques minutes par imagerie au rayon X.

"Le Havre reçoit ou expédie des marchandises dans 550 ports des cinq continents", explique Bruno Hamon, adjoint du directeur des douanes du port mais les contrefaçons proviennent "essentiellement" de Chine. Selon les statistiques des douanes, 80% des contrefaçons saisies en France en 2008 provenaient de la Chine.

M. Hamon montre sur des palettes quelques cartons contenant des milliers de cigarettes de contrebande venant de Chine, une partie seulement des 13,7 tonnes découvertes (valeur 3,45 millions d'euros) en trois opérations au cours des dernières semaines. Ces cigarettes, dont une partie sont des contrefaçons de grande marque, venaient de Chine et étaient destinées à la France et à l'Irlande.

Il y a deux mois, les douaniers de la cellule d'études et de lutte contre les trafics illicites par conteneurs (Celtic), fouillent un conteneur venant de Chine et destiné au Nigeria. Qualifiés de "chasseurs au flair exceptionnel" par M. Hamon, ils avaient auparavant analysé des documents de douane accompagnant chaque conteneur pour débusquer les anomalies dans ces documents.

A l'intérieur, 2.353 téléviseurs, 543 lecteurs DVD, 378 home cinéma et 366 kits enceintes de contrefaçon (valeur 370.000 euros) "de très mauvaise qualité", réalisées avec des déchets électroniques envoyés en Chine par plusieurs pays occidentaux.

Ces produits étaient destinés au Nigeria tout comme 305.127 articles électroniques (également contrefaits, d'une valeur de 5,4 millions d'euros) saisis le 21 octobre.

Le même jour, les douaniers de la Celtic découvrent dans un conteneur, venant de Chine et destiné au Ghana, un millier de stéthoscopes contrefaisant une marque américaine, 2.000 boîtes d'aiguilles non stériles mais présentées comme telles et 16 tables d'opérations dangereuses et saisies à ce titre pour une valeur totale de 89.000 euros.

Enfin, trois tonnes de toluène (valeur 30.000 euros), déclaré comme "carbonate de calcium", ont été découvertes. Ce produit, dit "précurseur" car il permet de fabriquer des produits stupéfiants, provenait de Chine et était destiné au Nigeria.

La Côte d'Ivoire, royaume de l'éternel report

Par Vincent Hugeux, publié le 12/11/2009 14:40

Le scrutin présidentiel, programmé le 29 novembre, est de nouveau reporté. Pas vraiment un scoop: voilà quatre ans que ça dure...

Soyons francs: la surprise, c'eut été que l'échéance du 29 novembre fut respectée. Hier mercredi, le patron de la Commission électorale indépendante (CEI) s'est chargé d'éventer pour de bon le "secret de polichinelle", formule empruntée à la présidente de la Coalition des femmes leaders de Côte d'Ivoire. A en croire Robert Mambé, la date, fixée par le chef de l'Etat soi-même, sera donc quelque peu différée. Argument invoqué : les retards accumulés dans l'établissement de la liste électorale provisoire.

Douze jours plus tôt, il est vrai, Laurent Gbagbo avait porté le coup de grâce à un semblant de suspense déjà malmené par tel ou tel baron de son entourage.

Un scrutin "un peu déplacé" et "qu'il faut absolument maintenir"

Reste maintenant à se livrer à un exercice combiné de sémantique appliquée et de calcul élémentaire. Le scrutin, maintes fois reporté depuis le terme du mandat de Gbagbo, échu voilà quatre ans, sera aux dires du patron de la CEI "un peu déplacé". Un peu, mais encore? Le secrétaire d'Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, avait auparavant jugé "qu'il faut absolument maintenir" le calendrier officiel. S'attirant le courroux du Premier ministre Guillaume Soro et des caciques du Front populaire ivoirien, le parti présidentiel. Peu après, l'homme de la Coopé rengainait son adverbe comminatoire, au prix, selon son propre aveu, d'un "rétropédalage." Un décalage de "quelques jours ou quelques semaines" devint dès lors acceptable. Mais quelques semaines, c'est combien? Trois ou douze?

Passons à l'arithmétique. Au dernier pointage, la Commission compétente a recensé 5,3 millions d'électeurs au-dessus de tout soupçon, soit 83% des inscrits. Il lui faut donc encore -tous nos voeux l'accompagnent- statuer sur plus d'un million de cas litigieux. La fameuse liste sera, paraît-il, publiée le 16 novembre. Et son affichage ouvrira une phase de traitement des contentieux de 38 jours. Simple addition: ceci nous conduit tout droit au... 24 décembre. Il faut vraiment croire au Père Noël pour imaginer que les Ivoiriens accompliront leur devoir aux accents du "Divin enfant". Rendez-vous donc en 2010.

Protestation molle des rivaux de Laurent Gbagbo

Qui l'eût cru? Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, principaux rivaux du sortant, n'ont protesté que pour la forme. Il faut dire que, selon La Lettre du Continent, l'ex-Premier ministre Seydou Diarra, mandaté par Gbagbo, aurait joué auprès d'eux les émissaires. Le deal? Leur bienveillance contre le remboursement de leurs dépenses de campagne, soit chacun 5 milliards de francs CFA (plus de 7,6 millions d'euros). En route pour l'élection la plus onéreuse de l'Histoire.

Faut-il vraiment s'appesantir là-dessus? Ce serait sans doute "un peu déplacé."

Côte d`Ivoire: légère baisse de la parafiscalité sur le cacao

AFP - 12/10/2009
ABIDJAN, 12 oct 2009 (AFP) - Le gouvernement ivoirien a annoncé lundi une réduction de près de 5% de la principale taxe à l'exportation du cacao, dont le pays est le premier producteur mondial, allant dans le sens des exigences des institutions internationales.Le Droit unique de sortie (DUS), dont le montant était inchangé depuis des années, passe de 220 FCFA/kg à 210 FCFA (autour de 0,3 euro), ont indiqué les ministères de l'Economie et de l'Agriculture dans un communiqué conjoint.Le prix d'achat du cacao aux planteurs ivoiriens a été fixé à 950 francs CFA (1,44 euro) le kilo, à l'ouverture de la campagne cacaoyère 2009-2010 pour laquelle est prévue une baisse de la production due notamment au vieillissement du verger.Ce prix en hausse de 26% sera appliqué pendant le quatrième trimestre 2009.La campagne précédente s'est soldée par une baisse de 16% de la production, à 1,16 million de tonnes, contre 1,38 million de tonnes en 2007-2008.Les producteurs ivoiriens ont cependant engrangé au cours de la même période 572 milliards de FCFA (872 M EUR) de revenu brut contre 495 mds (755 M EUR), à la faveur de la précédente augmentation du prix, selon les chiffres officiels.La Banque mondiale (BM) avait souhaité début septembre que la prochaine réforme du cacao ivoirien ne se limitait pas à des "aménagements à la marge" et bénéficie d'abord aux paysans, dont les revenus sont fortement entamés par le niveau très élevé des taxes.Exigée depuis longtemps par les institutions internationales, une baisse de la parafiscalité sur cette ressource fait partie des conditions à remplir par la Côte d'Ivoire pour décrocher une réduction de sa dette.Le cacao et le café représentent 40% des recettes d'exportation du pays et environ 20% de son PIB.

La liste des candidats est bouclée

 RFI

Article publié le 17/10/2009 Dernière mise à jour le 17/10/2009 à 00:57 TU

En Côte d'Ivoire, c'était vendredi la date limite pour le dépôt des candidatures pour l'élection présidentielle, dont le 1er tour est officiellement fixé au 29 novembre prochain. Au total vingt dossiers ont été enregistrés par la Commission électorale indépendante. Revue de détail.

Parmi les candidats, figurent d’abord les signataires des accords de Marcoussis en janvier 2003. Laurent Gbagbo, le président sortant, vise sa réélection sous les couleurs du FPI, le Front populaire ivoirien, avec le soutien de neuf autres groupements politiques. Parmi ses rivaux figurent l’ancien président Henri Konan Bédié, présenté par le PDCI, et l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara, soutenu par le RDR, le Rassemblement des Républicains.

Trois autres signataires de Marcoussis briguent la magistrature suprême : Albert Mabri Touakeuse pour l’UDPCI, le parti de feu Robert Guei, Francis Wodié pour le PIT, Parti ivoirien des travailleurs et Anaky Kobenan pour le MFA, le Mouvement des Forces d'avenir.

Dix candidats sont soutenus par des partis politiques et 10 autres sont des indépendants. Une seule femme est en lice, Jacqueline Oblé Lohouès, ancienne ministre de la Justice. Le comédien humoriste Adama Daïko veut aussi tester sa popularité, mais cette fois sur le terrain politique.

Il faut désormais attendre que les dossiers de candidatures soient validés par le Conseil constitutionnel. La liste des candidats retenus sera publiée au plus tard 15 jours avant la date du scrutin. Pour le président de la Commission électorale indépendante, Robert Beugré Mambé, le premier tour de cette présidentielle est toujours prévu le 29 novembre. Mais il n’exclut pas que le vote puisse être reporté, en précisant que, même si c'était le cas, les Ivoiriens se rendront aux urnes avant la fin de cette année. 



Laurent Gbagbo candidat à sa propre succession en Côte d'Ivoire LIBE

Le Président ivoirien s'est officiellement déclaré pour les élections prévues le 29 novembre.

Le Président est candidat. Le chef de l'Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, resté au pouvoir depuis la fin de son mandat en 2005 à la suite de la crise qu'a connu son pays, a fait vendredi officiellement acte de candidature au scrutin présidentiel prévu le 29 novembre.

M. Gbagbo a déposé dans la matinée sa candidature, au nom de «la majorité présidentielle» (LMP), formée d'une dizaine de partis, au siège de la Commission électorale indépendante à Abidjan, où l'attendaient un millier de sympathisants. Le chef de l'Etat était accompagné notamment du chef de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N'Guessan, et de Charles Blé Goudé, le leader des controversés «jeunes patriotes», farouches partisans de Gbabgo.

Scrutin toujours incertain

Elu pour cinq ans en 2000, Laurent Gbagbo a été victime d'une tentative de coup d'Etat en 2002, qui a plongé le pays dans une grave crise politico-militaire illustrée par une partition entre les régions nord et sud. Il est depuis resté maître du seul sud-ivoirien, manoeuvrant sans cesse pour reculer les échéances électorales.

Lors des élections prévues le 29 novembre, sur la tenue desquelles pèsent encore de lourdes interrogations, il devrait être opposé à l'ex-chef de l'Etat Henri Konan Bédié et à l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara. Ce dernier, proche de Nicolas Sarkozy, avait été exclu du précédent scrutin de 2000 en raison de doutes soulevés sur sa nationalité ivoirienne, car son père serait burkinabè. Cette grossière manoeuvre de Gbagbo pour écarter son principal rival avait été l'une des premières causes de la rébellion au nord du pays.

Ivoirité

Dès ses premières déclarations de campagne, le président-candidat a d'emblée retrouvé son thème favori : l'ivoirité. «Le combat est engagé contre ceux qui n'aiment pas la Côte d'Ivoire (...) Il y a des hommes et des femmes dont l'existence politique ne repose que sur les liens qu'ils ont avec l'étranger. Moi, mon lien c'est avec la mère nourricière, c'est à dire la Côte d'Ivoire» a-t-il ainsi lancé, visant explicitement ses deux adversaires, régulièrement accusés par les siens d'être soutenus par l'ancienne puissance coloniale française.

Gbagbo a profité de l'occasion pour présenter son directeur de campagne, Malick Issa Coulibaly, originaire du nord musulman du pays. Ce dernier est issu du même puissant clan que le ministre de l'Agriculture Amadou Gon Coulibaly, qui dirige la campagne de M. Ouattara.

Journée mondiale de l’alimentation : 12,6% des ménages souffrent de l’insécurité alimentaire

Patriote - 17/10/2009
PATRIOTE
L’insécurité alimentaire est toujours préoccupante en Côte d’Ivoire avec un taux de 12,6% dans les ménages ruraux. C’est ce qu’a ressorti le ministère de l’Agriculture, hier à l’occasion de la célébration du 29ème journée Mondiale de l’Alimentation. A travers le thème « Atteindre la sécurité alimentaire en temps de crise », cette célébration a pour objectif de sensibiliser les décideurs, les partenaires au développement et la société civile sur la sécurité alimentaire. Selon Mme Koraya, représentante du Fonds des Nations Unies Pour l’Alimentation (FAO) en Côte d’Ivoire, un peu plus d’un milliard de personnes souffrent toujours de la malnutrition. A l’en croire, la crise observée en 2006-2008 s’est accentuée pour plusieurs raisons. La hausse mondiale rapide et forte des produits alimentaires de base dont les coûts des intrants. « 176% pour les engrais, 70% pour les semences et 75% pour les aliments pour animaux, ce qui rend extrêmement difficile l’investissement agricole » a-t-elle fait savoir. En deuxième point, elle a relevé l’intégration des pays en développement dans l’économie mondiale de sorte qu’une baisse de la demande ou de l’offre se répercute immédiatement sur ces pays. Troisièmement, la représentante de la FAO a souligné les mécanismes habituels auxquels ont recours les ménages sont entrain de s’épuiser. Aussi a-t-elle averti que l’investissement direct étranger y compris dans l’agriculture pourrait baisser de plus de 30% cette année. « Il est primordial que l’appui à l’agriculture ne diminue pas. Seul un secteur agricole sain, associé à une économie non agricole en expansion et à des filets de sécurité et des programmes de protection sociales efficaces permettront de faire face à la récession mondiale, en assurant en même temps l’éradication de la faim dans le monde et la lutte contre la pauvreté » a conclu Mme Koyara en guise de mesure considérables et durables. Quant au directeur de cabinet du ministre de l’agriculture, M. Diamouténé Alassane, il a noté une insécurité alimentaire grandissante en Côte d’Ivoire. Cependant, il a rassuré que le secteur de l’agriculture sera redynamisé afin d’atteindre un taux de croissance de 6%. « Pour cela, d’importants investissements publics seront consacrés à la sécurisation du foncier rural, la réalisation des aménagements hydro-agricoles, la réalisation et l’entretien des pistes agricoles, la réhabilitation, la construction et l’équipement des infrastructures de formation, de recherche et de conseil agricole » a-t-il précisé.


Sogona Sidibé